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Née le 17 avril 1966 à Nouméa, Nouvelle Calédonie,

Fille des îles par la lignée maternelle, à la grâce de grands-parents tonkinois partis sur un bateau de Haiphong pour les rives néo-calédoniennes, Des racines bretonnes, la faute à ces brigands de charpentiers de marine arrivés à Concarneau au XVIIe siècle d’on ne sait où pour engendrer des pêcheurs de sardines. Un père artiste, voyageur, marin, architecte de métier fait escale à Nouméa en 1965 après 4 années australiennes.

Il devient secrétaire du club nautique de la baie des citrons, se construit un ketch de 11m Gwenadu , un biquille sportif Triskell sur lequel j’apprends à barrer, puis il achète un sloop de 13 mètres en ferro-ciment Gwalarn en Nouvelle Zélande que nous habiterons jusqu’à mes 7 ans. Découverte de la Bretagne en 1971 après un demi-tour du monde sur Oriana un paquebot de la P&O, et retour définitif en 1973 au pays des crêpes et des langoustines. de 1976 à 1982 je passe sept années en pension chez les Ursulines de Quimperlé. Cela me donne certainement un goût immodéré de l’indépendance et de la liberté !

Mon père devenu conservateur du Musée de la Pêche de Concarneau en 1975 m’embauche après un examen particulier: réalisation d’une maquette de chalutier traditionnel pêche latéral Amadis (exposée au musée) au 1/33e d’après des plans de chantier à retracer à l’échelle. de 1983 à 1996 j’y apprends l’ethnologie maritime, la scénographie, le modélisme, le dessin technique, la communication, la rédaction et l’illustration d’ouvrages pédagogiques, bref la débrouillardise. C’est aussi l’occasion d’embarquer sur de nombreux navires (trois-mâts école norvégien Sorlandet pour une traversée de l’Atlantique, bateaux de pêche pour des reportages photos: une campagne germonière à bord du Racleur d’Océan , pour des essais de chalut ou de senne , sur des navires du patrimoine), et de me familiariser avec de nombreux musées maritimes du littoral européen, des US.

En 1995 je deviens directrice de l’établissement mais préfère rapidement expérimenter mon propre sillage. 1990, naissance de ma fille Anthéa à Concarneau. Elle a le virus du voyage et réside actuellement à Sydney. 1996 publication de « Noeuds et Matelotage » pour les éditions Ouest France qui sera réédité durant 20 ans. 1998, je pars adopter mon fils Alex au Vietnam et reste 5 mois à Ho Chi Minh Ville. 2000 Je m’inscris à la Chambre des métiers du Finistère et crée une maison d’édition « Pluie de Sel » pour développer les poupées et maquettes de papier qui seront diffusées dans des boutiques.

Depuis en tant qu’artisan je développe un art populaire revisité autour d’une Bretagne colorée et ludique, souvent à caractère maritime. Ainsi mon « porte-clé qui flotte » reçoit le prix à la Création Produit en Bretagne. 2005-2006, une implication dans la création d’un cabinet d’étude en bâtiment me conforte dans l’idée de rester indépendante et de tracer ma voie dans le domaine artistique. 2007, je rédige et illustre un livre culinaire « ma cuisine de toutes les mers du monde » édition Pimientos. 2008 j’ouvre un atelier-galerie face au port de plaisance de Concarneau, un lieu convivial de rencontres et de découvertes où se retrouvent une clientèle férue d’authenticité; des artistes, des auteurs, des gens de mer viennent y signer leurs ouvrages. Un travail plus personnel m’amène à exposer une à deux fois par an lors de festivals ou d’évènements culturels. Mon métier m’offre l’opportunité de travailler avec des entreprises en proposant graphismes et services, c’est ainsi que j’ai été sollicitée à de nombreuse reprises par des chantiers navals pour participer à des salons: le Nautic à Paris, le Grand-Pavois à la Rochelle, le Boot à Düsseldorf. Ce réseau amical me donnant l’occasion de naviguer sur leurs dernières unités. à l’horizon de 2018 bientôt dix ans à la barre des Quat’Sardines, peut-être un sérieux virement de bord ou un nouveau cap ?

www.aux.4sardines.com

Anne Bolloré-Laborde présente Anh Gloux durant le cocktail de mars